PARLONS FRANCO…PHONIE avec André Debenest

Mis à jour : janv. 29

André Debenest exerce un ministère prophétique et il est responsable du Ministère Samuel


RNC : Bonjour André Debenest, je crois savoir qu’à une époque vous vendiez des chapeaux, qu’est ce qui vous amené à servir Dieu?

C’est exact, mon père était commerçant et marchand de chapeaux… ayant personnellement des aptitudes naturelles pour le commerce, j’ai commencé à 17 ans ma carrière de vendeur sur les marchés. Dans le même temps j’ai rencontré Jésus. Il faut dire aussi que mes parents étaient des chrétiens très engagés dans une église Darbyste. En 1975 nous nous sommes mariés avec Sylvie et notre désir a toujours été de servir Dieu. Nous avons été baptisés dans le Saint Esprit en 81, ce qui d’une certaine façon nous a propulsé dans le service de l’Evangile au sein de notre commerce…


RNC : Merci et chapeau bas ! Depuis des années, vous exercez un ministère prophétique alors pourquoi cet intérêt pour l’Afrique francophone?

Avec mon épouse, nos cœurs ont toujours été attirés par l’Afrique. Nous sommes devenus membre de l’Equipe Néhémie, et nous avons fait un premier voyage en Côte d’Ivoire avec Philippe Joret. C’était le début d’une longue série en Afrique francophone ! Durant cette première mission, la puissance de Dieu s’est manifestée par des signes et des prodiges qui m’ont convaincu de la souveraineté de Dieu.


RNC : Y- a – t-il un « voyage missionnaire » qui vous a particulièrement marqué et pourquoi?

Sans aucun doute le voyage qui a le plus marqué ma vie fut celui au Burundi en 1989 si mes souvenirs sont exacts. Nous étions avec Philippe Joret et nous avons été les témoins de la naissance d’un réveil avec un ministère qui s’est levé et qui a engendré près de 120 églises dans le pays. Ces communautés portent encore aujourd’hui le nom d’« Eglise Vivante au Burundi. »


RNC : Vous avez donc souvent visité le Burundi, quel est votre regard sur l’histoire de cette nation et les églises que vous connaissez?

Le pays a connu des guerres fratricides entre Hutu et Tutsi et deux génocides en 1972 et en 1993. Depuis des décennies l’église et nos amis sur place ont entrepris un travail important de réconciliation. Beaucoup ont accepté de faire un travail sur eux même et sur l’histoire de leur pays.

Un grand nombre de la jeune génération a réalisé que les valeurs du Royaume de Dieu doivent être exprimées dans tous les domaines (église, famille, travail, finances etc.). Cette prise de conscience est synonyme d’espérance pour le pays et pour l’avancement du Royaume de Dieu dans le pays des Grands Lacs.


RNC : Les chrétiens burundais ont connu et connaissent encore des moments très difficiles, pouvez vous nous en dire plus et comment peut-on les aider?

En fait, cette nation (pseudo démocratique) a connu plusieurs coups d’état et actuellement elle est dirigée par l’ethnie majoritaire Hutu. Cette dernière exerce une pression terrible sur les opposants et les églises multiculturelles.

Notre aide se situe à plusieurs niveaux.

  • a) La prière et l’intercession

  • b) Un soutien financier pour les aider dans les projets caritatifs fantastiques qu’ils ont mis sur pied.

  • c) L’accompagnement dans la formation des leaders.


RNC : Quelqu’un a dit : « C’est le Dieu de mission qui a une Eglise sur terre » Comment motivez vous la jeune génération pour qu’elle s’engage en Afrique francophone?

La mission c’est le feu sacré de tous ceux qui sont appelés à servir le Dieu des Nations, c’est à dire celui qui nous propulse toujours hors de nos zones de confort. C’est donc avoir une expérience en adéquation avec notre appel. Et puis l’époque coloniale n’est pas si éloignée et la France a une responsabilité envers les nations francophones, un devoir d’aller, d’aimer, et de servir son prochain dans des nations qui nous attendent…


J’aimerai terminer par un court témoignage. Il y a quelques années, nous étions en famille, en vacances au Maroc. Un jeune maghrébin répondant au nom de Jalel est venu à notre rencontre alors que nous étions en train de pendre le petit déjeuner dans les montagnes de l’Atlas… Nous avons ensuite eu un moment de culte en famille ou Jalel nous a écouté sans rien dire pendant une heure. Les yeux pleins de larmes, il m’a dit en substance : « André, pourquoi avoir tant attendu avant de venir nous rencontrer ? »