PARLONS FRANCO…PHONIE avec Gregori Reyes


Gregori et Katia Reyes, un couple de Pasteurs


RNC : Bonjour Gregori, ce n’est pas toujours simple de vous joindre car vous êtes souvent en déplacement en France et à l’étranger. Votre père était pasteur et faisait parti des "gens du voyage", il vous a peut être laissé un héritage ?

Ah, ah ah ! Il est vrai que nous sommes constamment en déplacement avec Katia. Cela est dû au fait que nous sommes des amoureux de la francophonie et de l’implantation d’églises mais aussi parce que nous voulons être à l’image de Jésus qui "allait de lieu en lieu pour faire du bien…" (Actes 10 :38). Mais il est vrai que mon papa était un Gitan d’origine Sinti et Catalan, ce qui m’a certainement donné le goût des voyages et de la liberté.


RNC : A 18 ans vous dites avoir fait une expérience surprenante en lisant l’Apocalypse, vous parlez même d’une conversion radicale, on peut en savoir plus ?

Mon papa était pasteur et je l’accompagnais aux réunions d’église plusieurs fois par semaine surtout pour y rencontrer mes amis. J’avais à l’époque l’image d’un Dieu sévère, lointain et dépassé. En lisant l’Apocalypse j’ai reçu la révélation d’un Dieu aimant, glorieux et tout puissant. Cette lecture biblique a également été accompagnée d’une "expérimentation" très intense de l’amour de Dieu pour moi et de la puissance du Saint-Esprit.


RNC : Vous rencontrez votre future épouse, Katia, elle a seize ans et vous vous mariez quand vous avez à peine 21 ans. Mariage merveilleux, mariage précieux… c’est toujours vrai ?

Nous avons tous les deux du caractère et une forte personnalité (surtout Katia !). Ces "qualités" auraient pu nous pousser à un duel. Ce fût d’ailleurs le cas les premières années de notre mariage. Nous avons depuis appris à former non pas un duel mais un duo en veillant d’une part sur notre amitié et d’autre part sur notre complicité dans le ministère.


RNC : Vous rencontrez Philippe Joret, pasteur à Montauban en 1991, puis vous faites une école biblique missionnaire et quelques temps plus tard vous partez à Montpellier pour participer à l’implantation de l’église Clé. Qu’est ce qui va vous marquer à vie ?

Mon implication dans l’église de Montauban et ma participation à l’école biblique ont fait naître en moi une passion, un fardeau et une obsession pour l’implantation d’églises mais aussi pour la francophonie. La participation à l’implantation de l’église Clé, m’a permis de découvrir l’importance des relations, de l’amitié et du travail en équipe.


RNC : Depuis 5 ans vous êtes totalement impliqué dans l’implantation d’églises et le mentorat (c’est à dire l’accompagnement de pasteurs). Quelle est votre vision et votre stratégie ?

Nous bâtissons premièrement des ponts avec les différentes organisations mondiales spécialisées dans l’implantation, la multiplication et la croissance d’églises en leur proposant des partenariats avec les pays francophones.

Ensuite, nous commençons par implanter des centres de formation qui deviennent des espaces de ressources, de mentorat et d’équipement pour les pasteurs et implanteurs. Enfin, nous mettons à disposition des ressources et des formations en online et nous organisons régulièrement des voyages pour leaders.

RNC : Vous étendez votre action dans différents pays francophones comme le Cameroun, le Congo, le Rwanda, la Côte d’ivoire et d’autres encore. Pourquoi cet intérêt pour la francophonie ?

Mon intégration à RNC m’a permis de découvrir l’incroyable richesse, la diversité et le potentiel de la francophonie. Je suis littéralement tombé amoureux de la francophonie. J’habite dans le sud de la France, mais j’ose dire que je ne me sens plus Francophone que Français.


RNC : Vous avez un intérêt tout particulier pour Madagascar, pour quelle raison ?

J’aime beaucoup la culture et la beauté de ce pays : je pourrais y vivre !

Je suis impressionné par le potentiel incroyable de ce pays mais aussi très préoccupé par les défis auxquels il doit faire face. Je suis très encouragé par l’établissement d’une nouvelle génération de leaders animée par la vision du Royaume de Dieu et désireuse de s’impliquer dans l’église et la société.


RNC : Pour terminer notre entretien, qu’aimeriez vous voir s’accomplir et vivre dans les 5 années qui viennent ?

Nous travaillons avec nos équipes à l’établissement de centres de formation à l’implantation d’églises, d’œuvres et d’entreprises dans chaque pays francophone et à la création d’école et de communautés d’apprentissage online. Nous travaillons également dans le développement du réseau Famille Transformation au sein de RNC.

Enfin, sur un plan plus personnel, nous rêvons avec Katia de sillonner l’Europe à la rencontre d’implanteurs d’églises (en caravane bien sûr !)


Merci Gregori, et… bon voyage !