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Découvrez le voyage au Burundi de Jean Hubert Mazel et Jean Elie Teferi

Dernière mise à jour : 9 mars 2023



En réponse à une invitation du pasteur Pierre Cyr (président des assemblées de Dieu du Canada francophone), nous nous sommes rendus avec Jean-Élie Teferi au Burundi du 1er au 8 février 2023. Ce voyage avait un double objectif, rapprocher les différents ministères locaux et évaluer les possibilités de développement agricole dans le cadre de la vision des Greniers Joseph.


Nous nous sommes retrouvés à Bruxelles avec Pierre et son épouse Louise, ainsi qu'avec Jean-Pierre Stedler, ancien agriculteur Suisse et pasteur au Canada, Teferi et moi-même, formant ainsi une équipe multinationale de cinq personnes au service du Seigneur. Pour comprendre le lien qui nous unit avec le pasteur Pierre et Louise, je précise qu’ils ont été nos orateurs lors d’un camp d’été à la Graousse, il y a plusieurs années. Teferi quant à lui, leur rend visite régulièrement à Montréal.

Notre point de contact à Bujumbura était le pasteur Denis que Jean-Marc Potenti a eu l’occasion de rencontrer, un homme d’une grande qualité, qui a grandement favorisé les relations sur le terrain. Denis a exercé un ministère pastoral au Canada. Avec son épouse, ils sont rentrés au Burundi depuis quelques mois, répondant à une direction du Seigneur. Ils sont sous la couverture spirituelle de Pierre Cyr. Nous étions également invités par le pasteur Jean-Claude Macaca, frère de Denis, responsable de l’église Karpos une belle communauté en pleine expansion, qui vient d’ouvrir récemment une école chrétienne. Le point commun entre ces différents ministères est leur vision du Royaume de Dieu qui rejoint parfaitement ce que nous portons au sein de RNC.



Pour être honnête, au départ, je n’étais pas emballé pour répondre positivement à cette invitation de mission au Burundi. Je pensais que le temps des voyages en Afrique était terminé pour moi. Cependant une nuit, je fus réveillé et j'ai vécu un moment de sérieuse remise en question. J’avais l’impression que Dieu me disait : « Jean, c’est qui le patron ? ». Les jours suivants plusieurs événements m’amenèrent à comprendre qu’il était dans la volonté de Dieu que je fasse partie du voyage. (L’obéissance est une leçon qui reste toujours d’actualité même après des années de marche avec Dieu !! je parle pour moi). Si je n’avais pas obéi, je serais passé à côté d’un événement important que le Seigneur nous réservait et auquel je ne m’attendais absolument pas.

Le lendemain de notre arrivée à Bujumbura, nous avons été prévenus que des personnes, ayant appris que nous étions dans le pays, voulaient nous rencontrer à tout prix. Quelle ne fut pas notre surprise et notre joie de retrouver le pasteur Esron que nous n’avions pas revu depuis près de 30 ans. Nous n’avions avec Teferi, aucune idée de ce qu’il était devenu. Quel bonheur de nous retrouver et de découvrir tout ce que le Seigneur avait fait au travers de son épouse Imelda et de lui-même ! Quel encouragement aussi de voir de mes yeux se réaliser une prophétie que j’avais pu leur donner en juin 1990 au centre missionnaire de Verlhaguet lorsqu’ils étaient étudiants dans la même promotion que Teferi. Après être passé par bien des épreuves, ce couple a la joie aujourd’hui de conduire, avec une belle équipe de ministères (féminins et masculins, je précise), une assemblée à Bujumbura : « l’église du Bon Berger » dont l’auditoire dépasse les 6000 adultes, et plus de 800 enfants qui participent à l’école du dimanche. L’église est organisée en groupes de maisons, plus de 560 à l’heure actuelle, répartis sur toute la ville. A partir de cette « église du Bon Berger », plusieurs autres assemblées ont été implantées dans 15 des 18 régions du pays. J’ai eu pour ma part la joie de prêcher aux deux cultes du dimanche matin durant lesquels se retrouvent tous ces biens aimés pour célébrer le Seigneur. Avec Teferi nous avons eu le privilège de nous retrouver, une soirée avec les 600 responsables de l’ensemble de l’œuvre. Teferi a pu leur adresser une vibrante exhortation.

Le fait que nous nous soyons retrouvés avec Esron et Imelda, a grandement favorisé les échanges entre les différents ministères locaux et notre équipe « franco-canadienne-suisse ». Nous avons pu constater combien à ce jour, Esron et Imelda sont une référence dans le pays. Esron est reconnu comme apôtre. Nous avons vécu avec eux des partages profonds et d’une grande transparence. A différentes occasions nous nous sommes retrouvés avec Esron, Imelda, Denis, Jean-Claude ainsi que plusieurs autres ministères afin de développer des pistes de travail qui leur permettraient à tous de mettre leurs forces en commun et de s’apporter un réel soutien mutuel dans le cadre de leurs ministères.


Il me serait difficile de relater en quelques lignes tout ce que nous avons pu vivre durant ce court séjour, mais quelle joie de voir l’œuvre de Dieu se développer puissamment dans ce pays, tant meurtri par les années de conflits qu’il a traversé dans un passé encore si proche. Selon les ministères sur place, le président Evariste Ndayishimiye, qui est le chef d’Etat depuis deux ans, favorise l’expansion et l’annonce de l’évangile et des œuvres qui s’y rattachent. Le pays expérimente actuellement une paix, certes fragile mais tangible et des efforts conséquents contre la corruption sont engagés.

Le 4 février 2023, durant notre séjour, le président du Rwanda Paul Kagamé est venu à Bujumbura et ce, après 12 ans de mauvaises relations entre les deux pays. Plusieurs chefs d’états de l’Afrique de l’Est étaient réunis à cette occasion pour un sommet en vue d’évaluer la situation sécuritaire à l’est de la république démocratique du congo (RDC). Cette rencontre au plus au sommet a été perçue comme un signal fort, favorisant l’unité dans cette partie de l’Afrique.

L’église est consciente que la prière reste l’arme essentielle pour maintenir la paix aux frontières qui sont encore des lieux de refuges de génocidaires.


Durant notre séjour nous avons pu visiter des orphelinats et des écoles. Un gros travail d’instruction des enfants est mis en œuvre par diverses associations chrétiennes. Il faut savoir que plus de 40% de la population Burundaise a moins de 15 ans et que seulement 2% dépasse les 60 ans. Sur le plan agricole les possibilités de développement sont importantes et nécessaires. Beaucoup d’enfants souffrent de malnutrition, alors que la terre est d’une richesse incroyable, et que le climat permet jusqu’à trois récoltes consécutives.

Le pasteur Denis entrevoit la possibilité de lancer plusieurs projets sur des terres appartenant à des chrétiens dans les mois avenirs. Il va venir passer quelques jours au milieu de nous très prochainement pour s’immerger un peu plus dans la vision des Greniers Joseph.

J’ai pu grâce à la générosité de la famille Brenner, qui fait partie des responsables de notre centre Vie-Nouvelle en Ariège, amener avec moi des semences d’Artemisia. Cette plante est une réelle bénédiction pour le pays, car selon l’OMS elle contribue à réduire de manière drastique le taux de mortalité du paludisme et renforce l’immunité générale. J’ai appris sur place que le gouvernement Burundais envisageait de développer un programme pour faciliter cette culture qui permettrait à la population de pouvoir se soigner grâce à ces précieuses infusions d'Artemisia.


Voilà un petit résumé de cette mission, nous rendons gloire à Dieu pour sa présence et la façon dont il nous a conduits tout au long de ce séjour.

Merci à tous ceux qui ayant été informés de ce voyage nous ont soutenus de leurs prières.


Jean-hubert et Teferi.

A suivre.



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