Point Flash

Mali

Rien n’est fait, tout reste à faire !

Un mois après l’installation de Bah N’Daw comme président de la transition et la formation du gouvernement, tout reste à faire. Que ce soit ceux qui avaient réclamé le départ d’Ibrahim Kéita le 18 août, ceux qui l’ont renversé ou la vingtaine d’organisations qui doivent composer l’organe législatif,  tous souhaitent garder la main et ne pas être tenus à l’écart. Comme le mentionne la charte de la transition tout le monde doit être représenté même les confessions religieuses et les autorités coutumières, ce n’est pas peu dire ! Les parties prenantes sont très nombreuses et avec des souhaits et des positions très diverses. Le grand défi à relever est de faire plaisir à tout le monde, on peut donc prévoir quelques débats houleux !

Premier ministre de transition

L’ancien ministre des affaires étrangères Moctar Ouane a été nommé premier ministre de transition par le président de transition, Bah N’Daw (Colonel à la retraite et ancien ministre). Le vice- président de transition étant le colonel Assimi Goïta qui n’est autre que le chef de la junte.

Une crise comme depuis toujours, est une période de transition entre deux phases de transition. (JacquesAttali)

L’ex-président a quitté Bamako pour Abu Dhabi

Ibrahim Boubacar Keïta a quitté Bamako pour des soins aux Émirats arabes unis, plus de deux semaines après son renversement par la junte.

Le  CNPS « Comité national pour le salut du peuple »  mis en place par les putschistes a ouvert dans la capitale des concertations sur la transition. « Nous abordons une nouvelle histoire de notre pays. Cette étape cruciale nécessite une profonde réflexion et l’implication de l’ensemble des filles et des fils de la nation », a déclaré à l’ouverture des travaux Malick Diaw, numéro deux du CNSP.

La junte a promis une transition vers un pouvoir civil, mais la forme et la durée de cette transition sont loin de convenir à la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui a imposé des sanctions aux nouveaux dirigeants militaires. A suivre…

Des nouvelles "express"

  • Sahel : AQMI confirme la mort de son chef, Abdelmalek Droukdel

  • L’imam Mahmoud Dicko devient le principal opposant du pouvoir en place et appelle à manifester pour pousser le chef de l’Etat à la démission alors qu’il le soutenait lors de la présidentielle de 2012.

  • Les chefs d’Etat du G5 Sahel et le président Macron se sont réunis en Mauritanie, six mois après le sommet de Pau. La France estime que la victoire est possible.

Abdelmalek Droukdel tué par les forces françaises

Pour le Chef  d’AL Quaïda au Maghreb, c’est fini, il a été neutralisé (comme ils disent) ainsi que plusieurs de ses collaborateurs. Selon le journal Ouest France le djihad a perdu un chef mais pas la guerre. L’algérien de 50 ans était une figure historique et un maître à penser du djihadisme au Sahel mais sa mort symbolique ne changera rien dans le fonctionnement des cellules locales.

Maintenant, Emmanuel Macron pointe pour sa part comme principal ennemi l’Etat Islamique du Grand Sahara (EIGS) dirigé par Adnane Abou Walid-al-Sahraoui.

Aidez le pasteur Bouya à reconstituer un maraîchage au Mali

Dans la région désertique de Tombouctou au Mali, la communauté chrétienne du pasteur Bouya a été persécutée par Boko Haram avec sa haine et sa violence habituelle. Les combattants islamistes ont tout vandalisé ainsi que le jardin maraîcher "Le bon Samaritain" et ont volé entre autre les pompes solaires...

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Sophie Pétronin otage française au Mali

Sophie Pétronin, la travailleuse humanitaire franco-suisse enlevée le 24 décembre 2016 à Gao…

Lire l'article sur Le Figaro

Le pays est il en état d’urgence ?

Selon le journal « Le Figaro » : « Le Mali, et en particulier les confins du Burkina et du Niger, sont en proie à une dégradation sécuritaire et une propagation du djihadisme qui alarme la communauté internationale, malgré la présence de forces françaises, onusiennes et africaines. Le conflit au Sahel a  déjà fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. » A ces situations dramatiques, se rajoutent les difficultés de « Barkhane  qui nourrissent un profond sentiment anti-français » Le journal « Le Monde » précise que : « La France est dans un Mali en état d’urgence. A Sikasso, capitale d’une région qui contribue à hauteur de 41 % aux recettes fiscales du pays, les discours anti-« Barkhane », anti-France, voire antifrançais, sont repris à l’unisson.

Attaque terroriste au Mali : 53 soldats et un civil tués

Ce vendredi 1er novembre, l’armée malienne a subi l’une de ses plus grosses pertes. Une attaque terroriste contre un camp militaire à Indelimane, dans le nord-est du pays a fait au moins 53 morts dont un civil et de nombreux blessés et des dégâts matériels importants. La région du Nord - Mali est confrontée à la violence djihadiste et les cultivateurs sont souvent les premières victimes, tel le Pasteur Bouya qui est en rapport direct avec RNC Impact et dont nous vous parlerons plus en détails dans un prochain article.

Mali : le château de paille militaire vacille

Lire l'article sur la-croix.com

Les Nations Unies favorables à un financement de la force du G5 Sahel

Le secrétaire général de l’ONU est convaincu quand il déclare : « que nous ne sommes pas en train de gagner la guerre contre le terrorisme au Sahel ». Antonio Guterres, aimerait financer la force africaine antiterroriste du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), déclarant par ailleurs qu’il serait « suicidaire » que les casques bleus se retirent de la République démocratique du Congo.

Boubou Cissé à Paris

Le premier ministre malien, Boubou Cissé va s’entretenir avec son homologue français, lors sa prochaine visite à Paris du 9 au 12 septembre.

Encore au moins 23 personnes tuées

Selon le maire d’une localité proche de la frontière burkinabée, 23 civils ont été tués dimanche 30 juin. On peut supposer, qu’encore une fois ces massacres sont l‘œuvre  de Peuls traditionnellement éleveurs. Ces derniers sont soutenus par un groupe djihadiste dans le centre du pays et malheureusement les affrontements se multiplient et dégénèrent entre cette communauté et celle des bambaras et des Dogons.

Au moins 95 tués dans un village Dogon

Plusieurs dizaines d’assaillants appartenant à l’ethnie Peule ont tués et brûlé vif  95 habitants dans un village du centre du pays. Il y aurait une majorité  de femmes et d’enfants… Ce carnage dans la nuit du 9 au 10 juin marque l’accélération d’un cycle de vengeances intercommunautaires totalement incontrôlé.

Massacre de Peuls

Des groupes terroristes, des vrais et des faux djihadistes, des guérillas ethniques, c’est dramatique et emblématique des maux qui rongent le pays. C’est aussi l’histoire Youssouf Toloba et de son groupe armé qui sont accusés du massacre de 160 habitants d’un village Peuls perpétré le 23 mars dernier. Accusé des pires exactions, le chef de la milice dit ne vouloir que défendre les Dogons : « La faim est pire que les balles ! L’an dernier, nous n’avons pas cultivé à cause de l’insécurité. Celle d’avant non plus. Nous nous acheminons encore vers cette situation. Mais que fait l’État ? Tant que je suis en vie, le pays dogon ne sera pas réduit en esclavage ! »

D’autres massacres dans les deux camps ont suivi depuis …

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