Point Flash

Algérie

OUI… mais NON !

Le « oui » l’a emporté haut la main lors du référendum sur la révision constitutionnelle proposée par le pouvoir en place avec 66,8% des voix exprimées… mais avec une abstention record de 76,3%. 

Le président Abdelmajid Tebboune actuellement hospitalisé en Allemagne, ferait peut être bien de tenir compte du « Non »  infligé par le boycotte des partisans du « Hirak » qui ne voyaient dans cette révision « qu’un changement de façade ».  A suivre…

Pour plus de justice ?

Anatole France disait « La justice est la sanction des injustices établies ».

Des dizaines d’avocats organisaient le 27 septembre une manifestation à la Cour d’Alger n’hésitant pas à entonner l’hymne national et reprendre certains slogans du « Hirak », le mouvement de protestation anti-régime. La revendication était suivie d’une semaine de grève pour réclamer « une justice indépendante » et « le respect des droits de la défense ». Dans le même temps, « Mme Maya » que certains présentaient comme la « fille cachée » de l’ancien chef de l’état Abdelaziz Bouteflika, devait comparaître pour corruption entrainant avec elle un grand nombre d’anciens hauts fonctionnaires dans sa disgrâce.

La même justice algérienne, selon Ouest France « a condamné à trois ans de prison ferme Brahim Laalami, l’une des figures du Hirak. Les autorités ciblent depuis des mois les militants, les opposants politiques, les journalistes et les internautes, afin d’empêcher une reprise du mouvement pacifiste. »

L’église de Makouda reste fermée

Le tribunal administratif a décidé que la deuxième plus grande église protestante d’Algérie (700 membres) qui était fermée depuis le 15 octobre 2019 le restera.

Le président de l’Eglise Protestante d’Algérie, Salaheddine Chalah a déclaré à Info Chrétienne : « L’ordonnance de 2006 est beaucoup plus répressive, liberticide même. J’estime qu’elle est en contradiction avec l’article 42 de la Constitution algérienne. Cette loi a été promulguée pour essayer de limiter la croissance de l’église en Algérie. Si on jette un coup d’œil sur l’ordonnance, il y a beaucoup plus d’articles sur les pénalités à subir que sur l’exercice du culte en soi, sur l’organisation du culte en soi. On ne nous dit pas dans cette ordonnance comment nous pouvons constituer une association, quels documents nous devons fournir, et à qui nous devons nous adresser. Chaque Wali, c’est à dire chaque gouverneur de la région décide à sa manière, selon son appréciation du dossier. Et c’est ça le problème. On voit aujourd’hui les décisions radicales des trois walis, ceux de Bejaia, d’Oran et de Tizi-Ouzou pour gérer ce dossier des églises. »

La justice en action

La justice algérienne a prononcé de lourdes peines allant de deux à vingt ans de prison pour corruption à l’encontre des caciques de l’ère Bouteflika. Pendant ce temps Karim Tabou figure emblématique du mouvement populaire anti-régime et trois autres militants ont été libérés ainsi que l’opposante algérienne Amira Boraoui figure du combat pour la démocratie en Algérie. Ces décisions peuvent apparaître comme des gestes d’apaisement, mais est-ce suffisant?

L’Algérie rappelle son ambassadeur

Les deux documentaires décryptant le mouvement de contestation populaire, diffusés le mardi 26 mai sur les chaînes françaises, n’ont pas été appréciés par les autorités algériennes.

Le ministère des affaires étrangères a fait savoir que : « L’Algérie a décidé de rappeler immédiatement en consultation son ambassadeur en France ». Le « caractère récurrent de programmes diffusés par des chaînes de télévision publiques françaises (…), en apparence spontanés et sous le prétexte de la liberté d’expression, sont en fait des attaques contre le peuple algérien et ses institutions, dont l’ANP [armée nationale populaire] ».

Des manifestations pro-Hirak pendant l’Aïd el-Fitr

Malgré l’interdiction de tout rassemblement à cause du Covid-19, la contestation anti-régime a recommencé. La manifestation la plus récente a été organisée lundi 25 mai à Kherrata, dans la wilaya (préfecture) de Béjaïa, en Kabylie.

Hirak : 1 an que ça dure !

La  contestation continue et elle est toujours célébrée sur les réseaux sociaux. Des milliers d’algériens se sont encore rassemblés le 22 février au cœur d’Alger pour fêter l’anniversaire du mouvement populaire. Les manifestants sont très persévérants, mais pourront-ils faire chuter le régime militaire ? C’est toute la question !

Après 53 vendredis consécutifs, ceux qui ont contraint le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner, espèrent toujours réussir à changer le système et les institutions actuelles.

Toujours et encore

Ahmed Gaïd Salah n’est plus, Saïd Chengriha lui succède et est le premier chef d’état major de l’armée algérienne à ne pas avoir fait partie de l’armée de libération nationale (ALN) qui a mené la guerre d’indépendance. Pendant ce temps, le monastère de  Tibhirine reprend vie vingt-trois ans après l’assassinat des sept moines, et la détermination du mouvement populaire n’est  pas entamée bien au contraire. L’Algérie commence une nouvelle année pleine de défis majeurs avec des manifestants qui réclament toujours et encore une rupture avec le système en place.

Dans l’attente du 12 décembre

Alors que la présidentielle du 12 décembre approche, le mouvement de contestation populaire dénonce la confiscation du pouvoir par la hiérarchie militaire. Et pendant ce temps des porteurs de drapeaux berbères écopent de 6 mois de prison ferme et le ministre de l’intérieur algérien traite les opposants de « pseudos-algériens, mercenaires, pervers et homosexuels ». La mobilisation reste très forte, le pays retient son souffle, mais « Une nouvelle indépendance de l’Algérie » aura t-elle lieu ?

Le Parlement européen demande à l’Algérie de réouvrir les églises fermées et d’arrêter de violer la liberté de culte

Le Parlement européen a voté hier une résolution sur la situation des libertés en Algérie. Le texte, qui révèle l’inquiétude des euro-députés face à « la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales en Algérie » a été voté...

Lire la suite sur InfoChrétienne.com

L’armée et la justice

Le chef d’état Major des l’armée algérienne Gaïd Salah considère que la justice est indépendante dans son pays. Il s’oppose aussi clairement à la libération des détenus et maintient  la présidentielle dans les échéances fixées, soit le 12 décembre 2019.

Pendant ce temps « Portes Ouvertes » encourage les chrétiens de France à être solidaires avec ceux d’Algérie (lire l'article).

La date est fixée

Le chef de l’état algérien par intérim, Abdelkader Bensalah a déclaré dimanche que l’élection présidentielle aura lieu le 12 décembre prochain. Selon la constitution algérienne le président actuel ne peut pas être candidat mais il appelle la population à contribuer collectivement à l’écriture de l’histoire de son pays. Abdelkader Bensalah propose de faire du 12 décembre prochain « Le rendez vous pour être le point de départ du processus du renouveau de la nation ».

La fermeture des lieux de culte continue

Depuis novembre 2017 les autorités algériennes se sont lancées dans une campagne pour la fermeture des lieux de culte chrétiens.

Selon, le site « Middle East Concern », Le dimanche 18 août la police s’est rendue dans les églises d’akbou et d’Ighzer Amokrane pour informer les chrétiens que leurs bâtiments seraient scellés dans 10 jours. Ces fermetures portent à huit le nombre total d’églises scellées dont sept sont affiliées à L’EPA (Eglise Protestante d’Algérie)

 

En Kabylie, les églises sont fermées, l’une après l’autre

Selon  le site ObservAlgérie Le président de l’EPA, Salah Chellah a dénoncé la série de fermetures qui a touché les églises protestantes en Kabylie depuis le début de l’année. En effet, les autorités ont fermé cinq établissements servant de lieux de culte pour les protestants d’Algérie dans les wilayas de Béjaïa et de Tizi-Ouzou.

Dans une conférence-débat animée jeudi 22 août dernier au siège de la Maison des droits de l’Homme et du citoyen à Tizi-Ouzou, Salah Chellah a exprimé son inquiétude devant les ordres de fermetures qui pleuvent depuis quelques mois sur les églises relevant de l’EPA. L’État a déjà fermé trois églises protestantes à Ath Mellikeche, Ighram et au village Colonel Amirouche (ex-Riquet), à Bejaïa et à Makouda et Boudjima, à Tizi-Ouzou. Cela depuis le début de l’année 2019.

Prier avec des amis coûte cher en Algérie

Selon Info chrétienne et Morning Star news, un chrétien, vient d’être condamné en Algérie à 2 mois de prison avec sursis et 100 000 dinars algériens d’amende, (soit plus de 740 €) car il avait invité un couple de chrétiens à venir chez lui afin de prier ensemble. Or la loi de juin 2006 interdit le culte non-musulman pour les églises qui ne sont pas enregistrées.

"Vendredire": le peuple Algérien prend sa destinée, en main

Un peuple a décidé de prendre en main, sa destinée, parce que l’histoire - sa propre histoire - lui a enseigné que les rendez-vous avec elle, s’annoncent par des événements particuliers.
Le peuple algérien s’est levé pour dire non à la gabegie. Non à la corruption. Stop à la division et au régionalisme qui tentent de le maintenir, en état d’insonorité.
Ils sont des millions d’algériens, chaque vendredi, depuis le 22 Février 2019, à formuler "la reconstruction de leur nation" [...]

Télécharger le document pour poursuivre la lecture

Voir la vidéo

Bouteflika est-il resté président d’honneur du FLN ?

Abdelaziz Bouteflika a été élu président de l’Algérie en 1999 ; un poste duquel il ne démissionne que 20 années plus tard, le 2 avril 2019. Son histoire avec le FLN est, quant à elle, bien plus longue. En effet, c’est en 1964 que Bouteflika devient membre du Comité central et du bureau politique du Front de libération nationale. Depuis, cet ancien président a toujours eu le soutien et l’admiration du FLN.

© RNC Francophonie

SUIVEZ-NOUS

  • Facebook
  • YouTube